squelette de pèlerin de Compostelle

Association pour la Restauration de la Chapelle Sainte-Matrone

L'Ordre religieux et militaire du Temple fut fondé en 1119 pour la défense des pèlerins. Après la perte de la Terre Sainte, l'ordre se retira dans ses possessions européennes. Persécuté à partir de 1307 par Philippe IV le Bel, les Templiers avouèrent, sous la torture, des crimes invraisemblables (sacrilèges, adoration d'une idole appelée Baphomet...). L'ordre fut supprimé en 1312 et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem héritèrent des biens templiers sauf ceux que le pouvoir royal confisqua. Ainsi, on retrouve les Hospitaliers, après les Templiers, ici à Mazères et Montsaunès. La mission primordiale reste de protéger les pèlerins notamment en soignant ceux qui tombent malades. Il n'est plus question à Toulouse ou ici de gagner la Terre Sainte mais on chemine vers Saint-Jacques-de-Compostelle ou vers les sanctuaires de Saragosse ou de Montserrat ou dans l'autre sens vers Rome ou Saint-Gilles. Pour les premiers, il faut franchir les Pyrénées (voir notre page sur les passages de la chaîne pyrénéenne) et pénétrer en Espagne.

À Toulouse, la maison du Grand Prieuré des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (en fait de maison, un palais édifié entre 1668 et 1684), a fait l'objet de fouilles archéologiques importantes, il y a une quinzaine d'années. En effet, la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) voulait s'y installer et souhaitait, bien sūr, disposer d'un parc de stationnement souterrain .

Ainsi, en septembre 2003, a débuté la fouille de l'ancien cimetière des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Toulouse.

Le cimetière a livré plus de 1 500 sépultures. Le plus grand nombre est constitué d'une simple fosse où le défunt était enseveli soit dans un linceul, soit dans un cercueil de bois. Parmi les sépultures, plus d'une centaine sont celles de pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, identifiables par leur coquille et l'extrémité ferrée du bâton (le bourdon).